Je n’ai jamais dit qu’il n’y a rien d’intéressant à dire au sujet des femmes, qu’il n’y a qu’à dresser des listes, à collectionner des prénoms.

Je n’ai jamais dit que dans n’importe quelle école secondaire de par le vaste monde se trouve tout ce dont un homme a besoin pour être pleinement heureux.

Je n’ai jamais dit que j’ai beaucoup d’amour et de sperme à donner.

Je n’ai jamais dit que je goûte tout particulièrement les femmes si rares qui parlent de la moule.

Je n’ai jamais dit que les femmes sont comme les souliers – il faut les essayer avant.

Born to f…

4/05/2008

Je n’ai jamais dit que j’aimerais fourrer un phoque.

Je n’ai jamais dit – mais Saul Bellow l’a fait, lui, dans Herzog, je crois – : « Une salope de perdue vaut mieux que deux tu l’auras. »

Je n’ai jamais dit que je n’en finirai jamais de ne pas aimer toutes ces petites femmes que je désire follement.

Je n’ai jamais dit qu’une femme gagnant très bien sa vie pourrait très bien gagner la mienne.

Je n’ai jamais dit qu’aimer c’est trop, qu’accepter c’est mieux, que tolérer c’est assez.

Je n’ai jamais dit qu’entre téter et boire, il me semble qu’il y a tout de même un certain progrès, n’est-ce pas.

Je n’ai jamais dit que mon sexe est un objet public.

Je me souviens

27/04/2008

Je n’ai jamais dit qu’elle avait un assez joli anus, celle-là, et que c’était à peu près tout ce qu’elle avait, ce qui n’était déjà vraiment pas mal du tout, à bien y réfléchir.

Je n’ai jamais dit : « Si Madame veut bien passer au bestiaire… »

Mon esthète !

25/04/2008

Je n’ai jamais dit que c’est un très grand mais hélas ! très exceptionnel plaisir que d’avoir l’occasion d’observer une femme dont on peut dire, à la voir se mouvoir, qu’elle a une démarche vaginale.

Je n’ai jamais dit que je crois aujourd’hui être en mesure d’affirmer que le principal apport du mouvement féministe a sans conteste été la découverte et l’exploration passionnées de mon propre fondement.

Un homme du culte

23/04/2008

Je n’ai jamais dit : « Petite, je te déesse. »

Je n’ai jamais dit que ce que j’aime dans le sexe, c’est tout ce qui ne s’y trouve pas.

Je n’ai jamais dit que j’en ai contre les femmes, quantité négligeable, parce que j’en ai contre l’homme, quantité négligeable.
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(1) Les cultivés comprendront qu’il s’agit du sous-titre du Misanthrope de Molière, j’espère.

Je n’ai jamais dit qu’il n’existe nulle part au monde de très belles, très riches et très sensuelles femmes qui sanglotent, la nuit, en proie au plus profond des désespoirs, parce qu’elles ne m’ont pas pour amant.

Je n’ai jamais dit que la femme n’a pas de vie sexuelle, qu’il s’agit, en gros, d’autre chose, on ne sait pas très bien quoi, au juste, et que ça n’a de toute façon aucune espèce d’importance.

Je n’ai jamais dit que ce n’est vraiment pas de la tarte d’être « hétérosexuel », surtout si on a le malheur d’aimer vraiment la tarte.

Je n’ai jamais dit que j’ai besoin d’un lit pour dormir et d’un harem pour veiller.

Je n’ai jamais dit que les femmes n’ont aucun mérite (elles sont faites comme ça, c’est tout).

Je n’ai jamais dit qu’en ce moment j’aimerais infiniment mieux être en train de me masturber dans la bouche d’une jeune Yougoslave soûle à la forte poitrine plutôt que d’être en train de regarder le bout de mes grosses bottines comme je le fais depuis environ deux ou trois heures, alors n’hésite pas, appelle-moi immédiatement, s’il te plaît.

L’amour de soi

14/04/2008

Je n’ai jamais dit que tu m’as trop fatigué, que tu m’as épuisé, mon si bel âne.